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    • Édition


    Welles Orson

    Introduction à l’œuvre de l’auteur

     

                Orson Welles est unanimement considéré comme l’un des plus grands Maîtres du Septième Art. Sa carrière, dirait Charles Baudelaire, ne fut pourtant qu’un ténébreux orage traversé ça et là par de brillants soleils. Affectée par l’insuccès commercial et la défiance des producteurs, elle oscilla constamment entre la marche triomphale et le chemin de croix. Comment expliquer cette singulière dualité, qui heurte le cœur et défie l’entendement ? Welles, le Titan, était à l’image de Prométhée. Il a voulu révéler aux hommes une vérité odieuse aux divinités de peu d’envergure qui règnent sur la Terre : sous dehors majestueux, le Pouvoir, miné par la convoitise, la possession, le conservatisme et les plaies innombrables de la condition humaine, est irrémédiablement impuissant.

    Biographie

    Nationalité:

    Débuts

    Fils d’une pianiste de talent qui le laisse rapidement orphelin, Orson Welles suit son père, un inventeur fantasque, dans de longs voyages aux quatre coins de la planète. A l’âge où les enfants ordinaires s’amusent dans les cours de récréation, il joue, sur scène, tous les personnages du Roi Lear. L’Adolescence et son cortège d’interrogations existentielles devraient entraver sa marche forcée sur les sentiers de la Gloire. Il n’en est cependant rien. Du haut de ses quinze ans, le jeune Orson contemple la Terre avec les yeux d’un conquérant pressé de conquérir. Après avoir publié des versions simplifiées des pièces de Shakespeare, il abandonne sa scolarité pour prendre d’assaut les scènes Européennes. Hilton Edwards et Micheal Mac Liammoir sont immédiatement séduits par son incroyable prestance de grand officier de la Tragédie. Les deux directeurs du prestigieux Gate Theater de Dublin décident donc de l’engager. Le fougueux comédien connaît une percée foudroyante. Applaudi par le Public, salué par la Critique, il fait, à son retour en Amérique, une tournée triomphale au sein de la compagnie de Katharine Cornell.

    Quelques succès ne sauraient néanmoins rassasier un être doté d’un appétit dévorant. Aussi, l’insatiable Welles choisit-il de jeter son dévolu sur la mise en scène. Il écrit l’une des plus belles pages du Federal Theater, avant de prendre les rênes du Mercury. Il signe parallèlement ses premières œuvres de cinéaste en réalisant deux courts-métrages, intitulés The Hearts of Age et Too Much Johnson. Pour financer ses activités, il devient animateur à la radio CBS. C’est sur les ondes de cette station que le 30 octobre 1938, il met au point une mystification d’une audace inégalée : en pleine nuit d’Halloween, il persuade ses auditeurs que des hordes de Martiens belliqueux sont en train de débarquer sur le sol terrestre. Avec ce formidable pastiche de La guerre des mondes, qui plonge les Etats-Unis dans une panique inédite, Orson Welles grave son nom dans le marbre éternel de la Légende. Plus rien ne semble en mesure d’arrêter son ascension. Fait exceptionnel dans les annales du Cinéma, les studios de production lui laissent toute latitude pour réaliser son premier long-métrage. Citizen Kane peut apparaître sur les écrans et faire de son auteur un Roi du Septième Art. Nous sommes en 1941. Un colosse, âgé seulement de vingt-six ans, vient de surgir des profondeurs du néant.

    Particularités

    Outre ses performances d’enfant prodige et ses exploits sur les ondes de la radio CBS, Orson Welles a la particularité d’avoir été l’époux de la Reine de Hollywood : Rita Hayworth. Il se sépara d’elle peu après l’avoir dirigée dans La dame de Shanghai (The Lady from Shanghai) (1947).

    De façon moins prosaïque, Welles a signé quelques-unes des plus belles adaptations cinématographiques des pièces de Shakespeare. Ses versions de Macbeth et d’Othello, contemporaines des remarquables Henry V, Hamlet et Richard III de Laurence Olivier, ont relevé le défi herculéen d’offrir un supplément de hauteur à des œuvres qui effleuraient déjà les cieux de la Perfection.

    Orson Welles a également gravé son nom dans le marbre de l’Histoire de l’Art en concevant l’un des films les plus glorifiés du XXè siècle : Citizen Kane. Néanmoins, être un génie universellement reconnu ne favorisa guère le bon déroulement de sa carrière. A l’exception du Criminel (The Stranger), long-métrage qu’il réalisa moins par envie que par nécessité, aucune de ses œuvres n’eut le privilège d’être rentable. Sa filmographie en fut gravement affectée. Elle ne compte que quatorze titres, Au cœur des ténèbres (Heart of Darkness), It’s All True, Le Roi Lear (King Lear), Don Quichotte (Don Quixote), Le marchand de Venise (The Merchant of Venice), The Deep, The Other Side of the Wind, Filming The Trial et The Dreamers étant restés inachevés pour des raisons que la Raison préfère pudiquement ignorer.

    Oeuvres

    Filmographie

    - Réalisateur

    - Courts-métrages

    · 1934 : Hearts of Age

    · 1938 : Too Much Johnson

    · 1978 : Moby Dick

    · 1984 : The Spirit of Charles Lindberg

    · 1985 : Orson Welles' Magic Show

    - Longs-métrages

    · 1941 : Citizen Kane

    · 1942 : La Splendeur des Amberson (The Magnificent Ambersons)

    · 1942 : It's All True (inachevé)

    · 1943 : Voyage au pays de la peur (Journey Into Fear) co-réalisé Norman Foster

    · 1946 : Le Criminel (The Stranger)

    · 1947 : La Dame de Shanghai (The Lady from Shanghai)

    · 1948 : Macbeth

    · 1952 : Othello (The Tragedy of Othello: The Moor of Venice)

    · 1955 : Monsieur Arkadin / Dossier secret (Mister Arkadin / Confidentiel Report)

    · 1958 : La Soif du Mal (The Touch of Evil)

    · 1959 : Don Quichotte (inachevé)

    · 1962 : Le Procès (The Trial)

    · 1965 : Falstaff - Chimes at Midnight

    · 1967 : Une histoire immortelle

    · 1967 : Le Marchand de Venise (The Merchant of Venice) (inachevé)

    · 1970 : The Deep (inachevé)

    · 1972 : The other side of the wind (inachevé)

    · 1975 : Vérités et mensonges (F for Fake)

    · 1978 : Filming Othello

    · 1981 : Filming The Trial (inachevé)

    · 1984 : The Dreamers (inachevé)

    - Acteur

    · 1938 : Too Much Johnson de lui-même

    · 1940 : Citizen Kane de lui-même

    · 1942 : La Splendeur des Amberson (The Magnificent Ambersons) de lui-même

    · 1942 : Voyage au pays de la peur (Journey Into Fear) de Norman Foster

    · 1944 : Jane Eyre de Robert Stevenson

    · 1944 : Hollywood Parade (Follow the boys) de A. Edward Sutherland

    · 1946 : Demain viendra toujours (Tomorrow Is Forever) de Irving Pichel

    · 1946 : Duel au soleil (Duel in the Sun) de King Vidor

    · 1946 : Le Criminel (The Stranger) de lui-même

    · 1947 : La Dame de Shanghai (The Lady from Shanghai) de lui-même

    · 1948 : Macbeth de lui-même

    · 1949 : Cagliostro (Black Magic) de Gregory Ratoff

    · 1949 : Échec à Borgia (Prince of Foxes) de Henry King

    · 1949 : Le Troisième Homme (The Third Man) de Carol Reed

    · 1950 : La Rose noire (The Black Rose) de Henry Hathaway

    · 1952 : Othello (The Tragedy of Othello: The Moor of Venice) de lui-même

    · 1953 : L'Affaire Manderson de Herbert Manderson

    · 1953 : Si Versailles m'était conté... de Sacha Guitry

    · 1955 : Napoléon de Sacha Guitry

    · 1955 : Monsieur Arkadin / Dossier secret (Mister Arkadin / Confidential Report) de lui-même

    · 1956 : Moby Dick de John Huston

    · 1957 : Le Salaire du Diable (Man in the Shadow) de Jack Arnold

    · 1958 : Les Racines du ciel (The Roots of Heaven) de John Huston

    · 1958 : Les Feux de l'été (The Long Hot Summer) de Martin Ritt

    · 1958 : Le Génie du Mal (Compulsion) de Richard Fleischer

    · 1958 : La Soif du Mal (The Touch of Evil) de lui-même

    · 1959 : David e Golia (David e Golia) de Richard Pottier

    · 1960 : Drame dans un miroir (Crack in the Mirror) de Richard Fleischer

    · 1960 : Austerlitz d'Abel Gance

    · 1962 : Le Procès (The Trial) de lui-même

    · 1963 : La Ricotta de Pier Paolo Pasolini

    · 1963 : Hôtel International (The V.I.P.s ou International Hotel) d'Anthony Asquith

    · 1964 : In the Land of Don Quixote (série télévisée) de lui-même

    · 1963 : Rogopag (Ro.Go.Pag.) de Roberto Rossellini, Jean-Luc Godard, Pier Paolo Pasolini et Ugo Gregoretti

    · 1965 : La Fabuleuse Aventure de Marco Polo de Denys de la Pattellière

    · 1965 : Falstaff (Chimes at Midnight) de lui-même

    · 1966 : Paris brûle-t-il ? de René Clément

    · 1966 : Un Homme pour l'éternité (A Man for All Seasons) de Fred Zinnemann

    · 1967 : Le Marin de Gibraltar (The Sailor of Gibraltar) de Tony Richardson

    · 1967 : Une histoire immortelle de lui-même

    · 1967 : Casino Royale de John Huston et Ken Hughes

    · 1967 : I'll Never Forget What's'isname de Michael Winner

    · 1968 : Un cri dans l'ombre (House of Cards) de John Guillermin

    · 1969 : La Lettre du Kremlin (The Kremlin Letter) de John Huston

    · 1969 : 12 + 1 (Una su 13) de Nicolas Gessner et Luciano Lucignani

    · 1970 : Tepepa de Giulio Petroni

    · 1970 : Catch 22 de Mike Nichols

    · 1970 : Attention au lapin de Brian De Palma

    · 1970 : Waterloo de Serguei Bondartchouk

    · 1970 : Commencez la révolution sans nous (Start the Revolution Without Me) de Bud Yorkin

    · 1971 : La Décade prodigieuse de Claude Chabrol

    · 1972 : Malpertuis de Harry Kümel

    · 1973 : L'Île au trésor (Treasure Island) de John Hough

    · 1975 : Vérités et mensonges (F for Fake)

    · 1980 : Filming Othello de lui-même

    · 1982 : Slapstick (Of Another Kind) de Steven Paul

    · 1982 : Where is Parsifal? de Henry Helman

    · 1985 : Les Transformers : le film (1986) – doublage d'Unicron

    · 2005 : Lucifer et moi de Jacques Grand-Jouan (utilisation d'images tournées en 1982)

    - Producteur

    · 1938 : Too Much Johnson de lui-même

    · 1940 : Citizen Kane de lui-même

    · 1942 : La Splendeur des Amberson (The Magnificent Ambersons) de lui-même

    · 1942 : Voyage au pays de la peur (Journey Into Fear) de Norman Foster

    · 1944 : Jane Eyre de Robert Stevenson

    Date de création:2012-04-11 | Date de modification:2012-04-12


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