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    • Édition


    Laughton Charles

    Introduction à l’œuvre de l’auteur

    Venez à moi petits enfants ! De chemins vicinaux en grandes routes, de villages en métropoles, Harry Powell (Robert Mitchum) chante la Gloire du Tout-Puissant. Voix de stentor, costume noir, port altier, regard inquisiteur, il affiche la rigueur toute Protestante de l’honorable Pasteur. N’importe quel paroissien lui donnerait le bon Dieu sans confession si l’étrange pèlerin n’avait troqué son bâton contre une dague et résolu, sinistre apostolat, d’approvisionner le Paradis en âmes fraîches…

    La nuit du chasseur (The Night of the Hunter) fascine les foules depuis 1955. En un stupéfiant sortilège, elle saisit les enfants, glace les adultes et transit les vieillards. Elle marque les esprits sans distinctions et les taraude au mépris des frontières. La formule de cette magie cinématographique se dérobe à l’intellect. Le chef-d’œuvre de Charles Laughton a ainsi la particularité d’être à la fois ouvert à chacun et fermé à tous. Il nous parle sans rien nous dire explicitement. Notre cœur perçoit sa signification profonde et pourtant, notre cerveau s’avère incapable d’énoncer les raisons pour lesquelles nous sommes à ce point émus par les aventures des petits John et Pearl Harper (Billy Chapin et Sally Jane Bruce). Le film est placé sous le signe du mystère. Il l’est d’autant plus que son auteur, formidable comédien qui a laissé une empreinte indélébile sur les travaux de Frank Lloyd, de John Farrow, de Billy Wilder ou encore, de Stanley Kubrick, n’a réalisé qu’un seul long-métrage. Pourquoi l’inoubliable interprète de William Bligh, le Capitaine tyrannique des Révoltés du Bounty et de Sempronius Gracchus, le Sénateur Plébéien de Spartacus, s’est-il montré si parcimonieux alors que son unique opus laissait entrevoir des talents de metteur en scène exceptionnels ? La clef de cette énigme à double fond se situe, à n’en pas douter, dans le statut même de La nuit du chasseur. La remarquable adaptation du roman de David Grubb est mythique aux yeux des cinéphiles. Or, ce terme fait plus que qualifier un ouvrage adulé des masses. Au-delà de son acception populaire, il renvoie à un type de création très particulier…

    Charles Laughton

    Biographie

    Nationalité: Acteur et cinéaste Américain d’origine Britannique
    Année de naissance: 1899
    Lieu de naissance: Scarborough (Yorkshire)
    Année de décès: 1962
    Lieu du décès: Los Angeles (Californie)

    Débuts

    Fils d’un couple d’hôteliers, Charles Laughton travaille dans l’entreprise familiale avant d’être appelé sur les champs de bataille de la première guerre mondiale. A son retour, il reprend son emploi. Il va cependant étudier à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, afin de laisser libre cours à la passion qui l’habite depuis son plus jeune âge : le Théâtre. Sa prestance naturelle, son physique à la fois débonnaire et inquiétant, pesant et aérien, disgracieux et fascinant, lui permet de faire des apparitions remarquées sur la Scène Britannique. Le Septième Art s’intéresse rapidement à lui. Après deux prestations dans des courts-métrages muets inspirés des écrits de Herbert George Wells, il joue dans Piccadilly et Une étrange soirée ( The Old Dark House) d’Evald Andreas Dupont et James Whale. Sa carrière cinématographique est lancée. De Mille, Lubitsch, McCarey, Hitchcock, Lloyd, les plus prestigieux réalisateurs lui offrent des rôles de premier plan. Il incarne magnifiquement William Bligh, le Capitaine tyrannique des Révoltés du Bounty (Mutiny on the Bounty), le Quasimodo de Dieterle ou encore le Henry VIII de Korda, personnage qui lui vaut l’obtention d’un Oscar en 1934.

    Installé aux Etats-Unis depuis 1932, Charles Laughton prend la nationalité Américaine. Il poursuit ses activités théâtrales en dépit de ses nombreux succès sur le Grand Ecran. Il interprète notamment des œuvres de Shakespeare, de Molière et de Brecht. L’année 1950 marque un tournant dans son itinéraire. C’est en effet à cette date qu’il s’essaie à la réalisation. L’homme de la Tour Eiffel (The Man on the Eiffel Tower), film de son ami Burgess Meredith, ne lui confère qu’un emploi d’assistant. Néanmoins, cette expérience lui confère l’assurance nécessaire pour traverser le miroir de la Caméra et concevoir, en 1955, son premier long-métrage : La nuit du chasseur (The Night of the Hunter).

    Particularités

    La vie et l’œuvre de Charles Laughton se distinguèrent par leur caractère polymorphe. De pure souche Anglaise, le singulier personnage termina son existence en bon Américain. Grand comédien de Théâtre, il devint une étoile du Cinéma et brilla dans des domaines aussi divers que l’adaptation, le scénario ou la traduction. Doté de traits qu’il jugeait lui-même repoussants, il tint malgré tout à la scène comme à l’écran bon nombre de rôles marquants des années 1930 au début des années 1960. Il joua magistralement de son visage ambigu pour camper, avec un égal bonheur, des malfaisants et des bienfaiteurs. Témoin à charge (Witness for the Prosecution) de Billy Wilder et Spartacus, de Stanley Kubrick, furent particulièrement représentatifs de son caractère protéiforme : il s’y révéla monstrueusement roublard et irrésistiblement attachant.

    Talent aux multiples facettes, Charles Laughton fut également un metteur en scène de premier ordre. Sa Nuit du chasseur fut une expérience unique à tous égards : non seulement elle fut sa seule réalisation mais de surcroît, elle lui valut à la fois un cuisant échec commercial et un immense succès critique. Interprète du diabolique Pasteur Harry Powell, Robert Mitchum disait de ce chef-d’œuvre vénéré par des générations de cinéphiles qu’il était son film favori. La star aurait d’ailleurs dirigé les jeunes acteurs qui jouaient à ses côtés. Charles Laughton, dit-on, n’appréciait guère de travailler avec des enfants. Nul ne se débarrasse aisément d’une image d’ogre…

    Proche de Brecht, Laughton fut un temps inquiété par les MacCarthystes. Il employa ses moments d’inactivité à l’enseignement de l’Art dramatique. Il dispensa ainsi son savoir à celle qui devint plus tard l’actrice principale de La nuit du chasseur : Shelley Winters. Le Maître tourna jusqu’à sa mort, en 1962. Son dernier film fut Tempête à Washington (Advise and Consent) d’Otto Preminger.

    Oeuvres

    Filmographie

    - Cinéma

    - Acteur

    1928 : Daydreams d'Ivor Montagu (Royaume-Uni) (court-métrage muet)

    1928 : Blue Bottles d'Ivor Montagu (Royaume-Uni) (court-métrage muet)

    1929 : Piccadilly d'Arnold Bennett (Royaume-Uni)

    1930 : Wolves d'Albert de Courville (Royaume-Uni) (court-métrage)

    1931 : Down River de Peter Godfrey (Royaume-Uni)

    1932 : Payment Deferred (Paiement différé) de Lothar Mendes (premier film aux États-Unis)

    1932 : The Old Dark House (Une étrange soirée) de James Whale

    1932 : The Sign of the Cross (Le Signe de la croix) de Cecil B. DeMille

    1932 : Devil and the Deep (Le démon du sous-marin) de Marion Gering

    1932 : If I Had a Million (Si j'avais un million) de James Cruze, H. Bruce Humberstone, Ernst Lubitsch, Norman Z. McLeod, Lothar Mendes, Stephen Roberts, William A. Seiter et Norman Taurog

    1933 : Island of Lost Souls (L'île du Docteur Moreau) de Erle C. Kenton

    1933 : The Private Life of Henry VIII (La vie privée d'Henry VIII) d'Alexander Korda (Royaume-Uni)

    1933 : White Woman (Le fou des îles) de Stuart Walker

    1934 : The Barretts of Wimpole Street (Miss Barrett) de Sidney Franklin

    1935 : Les Misérables de Richard Boleslawski

    1935 : Mutiny on the Bounty (Les révoltés du Bounty) de Frank Lloyd

    1935 : Ruggles of Red Gap (L'extravagant Mr Ruggles) de Leo McCarey

    1936 : Rembrandt d'Alexander Korda (Royaume-Uni)

    1937 : I, Claudius de Denis Kavanagh et Josef Von Sternberg (Royaume-Uni)

    1938 : Vessel of Wrath d'Erich Pommer (Royaume-Uni)

    1938 : St. Martin's Lane (Vedettes du pavé) de Tim Whelan (Royaume-Uni)

    1939 : The Hunchback of Notre Dame (Quasimodo) de William Dieterle

    1939 : Jamaica Inn (La taverne de la Jamaïque) d'Alfred Hitchcock (Royaume-Uni)

    1940 : They Knew What They Wanted (Drôle de mariage) de Garson Kanin

    1941 : It Started with Eve (Eve a commencé) de Henry Koster

    1942 : Tales of Manhattan (Six destins) de Julien Duvivier

    1942 : Stand By for Action de Robert Z. Leonard

    1942 : The Tuttles of Tahiti de Charles Vidor

    1943 : The Man from Down Under de Robert Z. Leonard

    1943 : Vivre libre (This Land is Mine) de Jean Renoir

    1943 : Forever and a Day de René Clair, Edmund Goulding, Cedric Hardwicke, Frank Lloyd, Victor Saville, Robert Stevenson et Herbert Wilcox

    1944 : The Suspect (Le suspect) de Robert Siodmak

    1944 : Le fantôme de Canterville (The Canterville Ghost) de Jules Dassin et Norman Taurog

    1944 : Passport to Destiny de Ray McCarey

    1945 : Capitaine Kidd (Capitaine Kidd) de Rowland V. Lee

    1946 : Because of Him (Par sa faute) de Richard Wallace

    1947 : Galileo (La vie de Galilée) de Ruth Berlau et Joseph Losey

    1947 : The Paradine Case (Le Procès Paradine) d'Alfred Hitchcock

    1948 : The Big Clock (La Grande Horloge) de John Farrow

    1948 : The Girl from Manhattan d'Alfred E. Green

    1948 : Arch of Triumph (Arc de Triomphe) de Lewis Milestone

    1949 : The Bribe (L'île au complot) de Robert Z. Leonard

    1950 : The Man on the Eiffel Tower (L'homme de la Tour Eiffel) de Burgess Meredith, Charles Laughton et Irving Allen (États-Unis/France)

    1951 : The Blue Veil (La femme au voile bleu) de Curtis Bernhardt

    1951 : The Strange Door (Le château de la terreur) de Joseph Pevney

    1952 : O. Henry's Full House (La sarabande des pantins) d'Henry Hathaway, Howard Hawks, Henry King, Jean Negulesco et Henry Koster

    1952 : Abbott and Costello Meet Captain Kidd (Abbott et Costello rencontrent le Capitaine Kidd)

    1953 : Salomé de William Dieterle

    1953 : Young Bess (La Reine vierge) de George Sidney

    1954 : Hobson's Choice (Chaussure à son pied) de David Lean (Royaume-Uni)

    1957 : Witness for the Prosecution (Témoin à charge) de Billy Wilder

    1960 : Spartacus de Stanley Kubrick

    1960 : Sotto dieci bandiere (Sous dix drapeaux) de Duilio Coletti (Italie/États-Unis)

    1962 : Tempête à Washington (Advise and Consent) d'Otto Preminger

    - Réalisateur

    1950 : The Man of the Eiffel Tower (L'homme de la Tour Eiffel) de Burgess Meredith (États-Unis/France) (Charles Laughton a tourné un certain nombre de scènes mais n’a pas été crédité au générique)

    1955 : La nuit du chasseur (The Night of the Hunter)

    - Scénariste

    1938 : St. Martin's Lane (Vedettes du pavé) de Tim Whelan (Royaume-Uni). Laughton participe à l'élaboration du scénario

    1947 : Galileo (La vie de Galilée) de Ruth Berlau et Joseph Losey. Laughton effectue la traduction de la pièce de Bertolt Brecht

    1955 : La nuit du chasseur (The Night of the Hunter). Laughton participe à l’élaboration du scénario

    - Producteur

    1938 : Vessel of Wrath d'Erich Pommer (Royaume-Uni)

    1938 : St. Martin's Lane (St. Martin’s Lane) de Tim Whelan (Royaume-Uni)

    1939 : Jamaica Inn (La taverne de la Jamaïque) d'Alfred Hitchcock (Royaume-Uni)

    -Théâtre

    - Acteur

    1926 : The Revizor (Le Revizor) de Nicolas Gogol

    1928 : Alibi

    1931 : Payment Deferred (Paiement différé). Laughton débute sur la Scène New-Yorkaise

    1932 : The Fatal Alibi

    1947 : Galileo (La vie de Galilée) de Bertolt Brecht

    1950 : The Cherry Orchard (La Cerisaie) d'Anton Tchekhov

    1951 - 1952 : Don Juan in Hell (Don Juan aux Enfers), troisième acte de Man and Superman de George Bernard Shaw

    1956 - 1957 : Major Barbara de George Bernard Shaw

    1959 : King Lear (Le Roi Lear) de William Shakespeare

    - Mise en scène

    1932 : The Fatal Alibi

    1951 - 1952 : Don Juan in Hell (Don Juan aux Enfers), troisième acte de Man and Superman de George Bernard Shaw

    1953 : John Brown's Body de Stephen Vincent Benét (adaptée par Charles Laughton)

    1954 - 1955 : The Caine Mutiny (Ouragan sur le Caine) adapté du roman d'Herman Wouk

    1956 - 1957 : Major Barbara de George Bernard Shaw

    - Producteur

    1955 : 3 for Tonight (revue musicale)

    Distinctions

    1934: Oscar du meilleur acteur pour sa prestation dans The Private Life of Henry VIII (La vie privée d’Henry VIII)

    Date de création:2013-02-11 | Date de modification:2013-02-19

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